Tue, 05/07/2011 - 09:51
Vente de pétrole plus compliquée, circuits financiers et commerciaux perturbés, investissements étrangers incertains: le renforcement des sanctions internationales contre l'Iran commence à faire sentir ses effets, constatent les milieux économiques à Téhéran.
Cible principale des sanctions avec le secteur bancaire, l'industrie pétrolière qui rapporte à l'Iran 80% de ses recettes en devises accuse le coup de l'embargo sévère décrété en juillet 2010 contre l'Iran par les Etats-Unis et l'Union européenne, rapidement suivis par la plupart des pays industrialisés.
L'Inde, deuxième client de l'Iran auquel elle achète quelque 12 milliards de dollars de pétrole par an -20% de la production iranienne- se débat depuis fin 2010 dans d'inextricables difficultés pour payer Téhéran en devises, les différents canaux bancaires asiatiques puis européen auxquels elle a eu successivement recours s'étant fermés l'un après l'autre.
L'Iran refusant d'être payé en roupies, l'Inde a accumulé plus de deux milliards de dollars d'arriérés de paiement, et Téhéran lui a lancé fin juin "un avertissement sérieux", selon le vice-ministre du Pétrole Ahmad Ghalebani.

